Un voyage à Jérusalem avec arrêt pipi dans le désert !
Tel-Aviv - ville des contraires. Bastion des hédonistes technoïdes et de la scène rock alternative de gauche. Jérusalem - sainte et redoutable : lieu de pèlerinage de trois religions et source d'une propagande politique acharnée. Dikla Stern, observatrice critique d'Israël, jouit de la perspective d'une femme européenne et tente de trouver une issue au dilemme des tendances nationalistes.
«Mon masque à gaz, mon rat, mon garde du corps"
Cette association de mots adopte le style futile des publicitaires. Un style lui-même employé pour mettre la guerre en scène, de façon cynique et artificielle. Le masque à gaz d'abord. Il se trouve qu'une bonne partie des israéliens n'en dispose pas. Que suggèrent donc ces médias qui déclarent le contraire si ce n'est l'existence d'une disposition à faire une guerre de plus ? Quant aux rats qui fouinant à même le sol sont capable de détecter les mines antipersonnelles, ils symbolisent les innombrables victimes que ces dernières continuent de faire chaque jour. Le garde du corps pour finir, constitue l'accessoire absolument in-dis-pen-sable pour garantir la sécurité personnelle par les temps qui courrent. Au fait, bienvenue dans le 21e siècle !
Dikla Stern - existentielle. Allemande. Juive. Intellectuelle. Underground. Artiste. Rock`n`Roll. C'est ainsi qu'elle se définit.
Elle travaille jour et nuit, étourdie par le flux des événements politiques et mue par cette certitude : la politique est un jeu d'échecs, les individus en sont les pions. Si l'on s'imagine être en route pour Jérusalem, lesquels trouvera t-on à l’arrivée ? Après quels sacrifices ? Le désert est un contrepoint aux villes. Il uniformise et rend indifférent. Tout est permis. Chacun peut protester et insulter aussi fort qu'il veut. Mais la révolte intérieure demeure, elle.
Les croquis et tableaux de Dikla Stern sont connus à Mannheim. Son mode de vie bohême fait également sensation. Dikla dit clair, ses propos sont "Sternenklar" comme on dit ici et ils touchent. Alors retrouvons-nous tous pour un 11 Septembre à Mannheim. Et en route, pensons aux pauses-pipi

"STOFFWECHSEL" GALERIE
11 .09.2011, ALLE.
"Un voyage a Jer."